Vous n’aimez pas un aliment : que faire?

Vous n’aimez pas un aliment: que faire ?

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Vous n’aimez pas le poisson, les pois chiches ou encore les légumes verts? Difficile de remplir votre rôle de modèle avec conviction dans ces conditions n’est-ce pas? Il est possible d’influencer positivement les enfants malgré vos aversions. Voici comment.

Pas de substitution

Quand un aliment est prévu au menu, il est important que cet aliment se retrouve dans chaque assiette. C’est la règle quand un enfant refuse un aliment, et elle vaut aussi pour les adultes! Il faut surtout éviter de manger un repas différent, car cela transmettrait un mauvais message aux enfants. Ils doivent apprendre que les goûts se développent au fil du temps. Cela ne relève toutefois pas de la magie : pour développer son goût pour un aliment, il faut l’avoir dans son assiette régulièrement.

La seule exception qui justifie la substitution d’un mets au menu est un cas d’allergie.

En manger… un peu

L’idéal est de manger un peu de tout dans votre assiette afin de motiver les enfants à vous imiter. Évidemment, votre réaction sera déterminante : une grimace découragerait tous les enfants! Si vous savez que vous ne pourriez pas retenir une réaction de dégoût, il est alors préférable de ne pas en manger. Ayez-en tout de même dans votre assiette.

Parler de votre aversion avec prudence

Parler des préférences et surtout des aversions alimentaires est délicat, car les enfants sont très influençables. Ils peuvent adopter le même comportement que vous uniquement par mimétisme. Il faut donc user de prudence, car on ne souhaite pas encourager les enfants dans leur refus.

Si certains enfants refusent de manger le même aliment que vous, exercez votre rôle de modèle en partageant votre sentiment avec eux. Par exemple : « Je n’aime pas beaucoup le poisson, mais je vais y goûter quand même un peu. Je sais que je vais aimer ça un jour. »

Expliquez-leur qu’il est normal de moins apprécier certains plats que d’autres. Il peut donc être bien de discuter des aliments moins appréciés tout en leur expliquant pourquoi vous les appréciez moins et en leur permettant de remarquer que tous n’ont pas les mêmes goûts.

Un enfant comme modèle

Observez les enfants manger afin d’identifier un ou plusieurs enfants qui mangent l’aliment moins populaire. Félicitez-les pour avoir tenté d’y goûter. S’il en mange avec plaisir, faites-le remarquer au groupe. Par exemple : « regarde comme Félix a l’air d’aimer les asperges! »

Demandez à « Félix » de décrire la saveur et la texture de l’aliment. Faites participer tout le groupe à la discussion en parlant des autres caractéristiques du plat : couleur, forme, odeur, etc. Bref, suscitez tout de même l’intérêt des enfants et trouvez un modèle positif quand vous avez de la difficulté à l’être!

Laisser le temps au temps

L’élaboration de menus représente une grande responsabilité. Malgré tout son bon vouloir, le responsable de l’alimentation peut difficilement plaire à tous. Si un repas vous déplait, il est possible d’en discuter avec lui de manière courtoise. Vous pouvez voir avec lui si certaines modifications sont possibles afin d’améliorer le goût du plat. Toutefois, le fait que vous n’aimez pas un aliment ne justifie pas sa disparition au menu. Il en est de même quand les enfants n’aiment pas un mets. Souvenez-vous qu’en matière de goût, le temps arrange souvent les choses!

Communication parents-éducatrices

Que ce soit pour cause d’allergie, de convictions religieuses ou d’un dégoût important, il est possible que certains aliments soient exclus du menu du service de garde. Si c’est le cas, parlez-en aux parents. En sachant que leur enfant n’y est pas exposé au service de garde, ils pourront veiller à l’offrir à la maison. L’équilibre de l’alimentation et le développement du goût des enfants sont le fruit de votre collaboration.

 

Date de modification: 26 février 2013

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